Actualités du Relais

Affche-Lectures-illimitees-webLES LECTURES ILLIMITÉES : L’AUTRE ÉTAT

 

Théâtre

d’après « Agatha » de Marguerite Duras et « L’Homme sans Qualités » de Robert Musil

 

mise en scène de Floriane Comméléran
avec Jessie Chapuis, Floriane Comméléran, Romain Darrieu, Teddy Bogaert
lumières et son de Charlotte Boisselier, scénographie de Cecilia Galli
vidéo de Boris Carré.
 

par la Cie Alphageste (Vimoutiers)

 
●● L’Autre état se présente comme une épopée littéraire, un livre ouvert sur l’infini…
●● où des acteurs circulent entre des œuvres qui se répondent, se réécrivent et se réinterprètent comme à l’intérieur d’un monde de récits inventés, vécus ou rêvés,
●● à l’image de la vie d’un lecteur, le plateau de théâtre se transforme en une chambre d’échos où des écritures parallèles s’entremêlent, se substituent et parfois fusionnent.
●● Acteurs et spectateurs deviennent nomades à l’intérieur de cette correspondance intime et explosive entre théâtre et littérature.
 

LE VENDREDI 19 JANVIER à 20h30
la soirée se prolongera autour d’un repas partagé avec l’équipe artistique

 

Lorsque l’on s’attarde sur le titre du film réalisé par Marguerite Duras « Agatha », on y trouve au côté du titre « … et les lectures illimitées ». C’est sur ces « lectures » que mon attention se pose et sur cet « illimitées » que mon désir dérive.
Floriane Comérélan

 

« Agatha » est publiée en 1981. Quelques mois plus tôt, Marguerite Duras achevait sa lecture de « L’Homme sans qualités » et bouleversée, entreprenait l’écriture d’Agatha. Dans la version que nous proposons, il s’agit d’expliciter le geste de Duras, de rendre visible les croisements et d’entrechoquer le son de ces échos par extraction de fragments du roman « L’Homme sans qualités » de Robert Musil.

 

Dans « Agatha », un frère et une sœur se retrouvent, quelque temps après la mort de leur mère, dans la villa d’enfance, avant de se quitter définitivement. Avant cette séparation, ils évoquent souvenirs d’enfances et plus récents, imaginés ou vécus, qui les ramènent à la naissance et à la violence de leur amour. Ils lisent « L’Homme sans qualités ». C’est par cette lecture que leur amour incestueux se révèle à eux en même temps qu’aux spectateurs.

 

Dans « L’Homme sans qualités », nous suivons le parcours d’Ulrich à la veille de la première guerre mondiale. Inscrit dans un pan marqué de l’Histoire : le déclin d’une civilisation et l’écroulement de l’idéalisme européen, le roman s’éloigne de la structure narrative et s’ouvre sur une dimension pleinement mystique avec l’entrée en scène de « la sœur oubliée » Agathe. Enfin réunis, Ulrich et Agathe devenus inséparables finissent par vivre ensemble après s’être déclarés « Les Jumeaux Siamois ». Ils lisent, eux aussi. Et c’est également par ces lectures qu’ils pénètrent dans la nature de leur amour et dans la connaissance ou disparition de soi : « l’autre état ».

 

Je désire faire entendre qu’à travers l’expérience mystique de deux amants nous parlons intrinsèquement de l’expérience théâtrale, infiniment complexe, multiple et subjective.
F.C

 

Pour nous accompagner dans cette expérience hors limites, la musique jouera un rôle important. Elle sera le résultat d’un détournement de dispositifs d’orchestration pour générer résonances, tensions, ruptures, reliefs et ponctuations. Un « concert » conçu comme une traversée physique de l’immédiateté.

 

Au plaisir de partager ce moment de découverte avec vous !

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Actualités du Groupe Expir

NUIT BLANCHE

Chorégraphie Art et Handicap

 

par la Petite Troupe
Groupe Expir/Le Relais (Le Catelier) en partenariat avec l’APEI de Dieppe

 

lien vidéo

 

sous la direction de Vincent Lacoste
avec Véronique Dedieu, Wilfried Delmanche, Maud Julien, Claire Laballette, Doriane Lopez, Caroline Marcelli et Giles Lechartier, Aurélie Varrin (danseurs)

 

LE JEUDI 5 OCTOBRE à 14h et à 17h30

Château-Lycée de Mesnières en Bray
Salle des cartes

76270 Mesnières-en-Bray 

Réservations: 09 63 50 43 55 (jauge limitée)

 
●● C’est la nuit, sous la lune.
●● Dans sa chambre, une femme rêve.
●● A quoi rêve-t-elle ? à un ailleurs sans limite ?
●● Peu à peu entrent les habitants du soir: l’animal sauvage et indompté, les compagnons de nos espoirs, les étoiles accomplissant leur ronde éternelle dans le ciel.
●● Et sous-terraine et profonde, gronde la peur de l’ennemi qui rôde.
●● Un spectacle sans fard, qui ouvre l’imaginaire de nos nuits sans sommeil, de nos nuits blanches et brillantes comme un lac d’argent.
 

Ce spectacle est la deuxième création menée avec la Petite Troupe. Cette formation s’est constituée après plusieurs années de collaboration entre Le Relais et le secteur adultes de l’APEI de Dieppe. « Histoires de rien », spectacle créé en 2013, puis présenté dans de nombreux théâtres et festivals, a été la première aventure de cette formation. Vous êtes cette fois conviés à l’avènement de cette nouvelle tentative qui ose placer nos vulnérabilités au cœur du plateau.

 

« Nuit Blanche » est une rêverie sans fard sur le monde de la nuit. Le collectif s’y constitue dans l’obscurité d’une chambre, et y évoquer autant l’inquiétude et le monstrueux que le besoin de présence et de beauté apaisante autour de soi.

 

À l’heure où la nuit tombe, commence le grand mouvement des questions qui interrogent les mystérieuses relations entre mondes intérieur et extérieur, entre le microcosme intime et l’immensité d’un macrocosme réel ou imaginaire.

 

Sont ainsi convoquées diverses figures qui peuvent être issues de nos rêves ou de nos cauchemars, qui seront régulièrement mises à distance par des moments de rituels formels ayant la force de rassurer chacun sur la capacité du collectif à exorciser le sentiment de solitude face aux choses qui nous échappent.

 

Le cercle est la forme qui prédomine : cercle qui contient, qui rassemble, et en même temps enferme. En opposition, la liberté des corps en mouvement évoque une réalité qui ne peut être si facilement contenue ni dans une forme ni dans un cercle : une réalité où s’infiltre l’étrangeté comme indissociable de notre condition d’humain.

 

La nuit se lève
Le noir menace de nous engouffrer
Mais la lune là-haut
Brille et je crois entendre un appel
C’est juste un souffle à travers les arbres
Je l’entends à peine
Mais dans mon cœur il sonne
Vibrant comme s’il criait
Asaf Avidan – The Labyrinth Song

 

LES CORPS MOUS

projet chorégraphique en trois performances
 
conception : Vincent Lacoste
son : Christophe Séchet
avec : Mathias Dou et Lydia Boukhirane
plasticienne : Marguerite Danguy des Déserts
technique vidéosurveillance: Jacques Bouault
 
Prochaines dates :
Les Corps Mous#1 + #2
les 9 et 10 décembre 2016 à 20h30
Le Colombier
20 rue Marie-Anne Colombier – 93170 Bagnolet

 

festival-zoa-2016_page_1« Les Corps Mous » est un projet chorégraphique autour de la matière. Il est pensé comme un processus de recherche et de création au cours duquel divers danseurs, plasticiens, compositeurs, se réuniront pour créer des objets protéiformes. Cette recherche a abouti en octobre 2014 à une première performance dansée en solo par Mathias Dou : « Les Corps Mous#1 ». Elle se prolonge par la création d’une deuxième performance qui verra sa forme aboutie en octobre 2016. Un troisème volet, plus bref, est prévu pour la saison 2016-17.

 

Le principe est de proposer aux danseurs d’évoluer dans un espace sonore et plastique dont chaque objet/matière renvoie à cette notion de « corps mous », et d’explorer avec eux/elles ce que cette mise en condition génère dans leurs mouvements, et dans les images qu’ils produisent.

 
lien vidéo extraits Corps Mous#1
 

J’ai souhaité réfléchir à une notion qui s’oppose à la dureté de notre temps, qui ouvre à des changements possibles d’états et de façon d’être, de se comporter. Je me suis interrogé sur les matières qui nous entourent, et j’ai trouvé dans la mollesse cette générosité et cet alanguissement qui touchent l’être dans sa vérité, physique, psychique, politique.

Vincent Lacoste

 
 
 
Presse Corps Mous#2 :

Les Corps Mous #2 de Vincent Lacoste nous saisit par son coup de théâtre. […]
L’ambiance qui était au départ douce et somnolente devient anxiogène et hypnotique Ici les corps tombent, l’homme a presque une tête de bonhomme Michelin, l’affaire devient drôle. Lacoste joue à la poupée avec ces deux magnifiques danseurs, il leur fait tout faire, les déshabillent, les rendant hagards.
C’est brillant.
(Amélie Blaustein Niddam – TouteLaCulture.Com)

 
Presse Corps Mous#1 :

Un solo virtuose. (Cédric Chaory – Umoove)
Mathias Dou marque le paysage chorégraphique d’un nouveau projet autour de la matière, par un solo bref mais à l’impact important. (Thomas Hahn – Danser Canal Historique)
Un corps mou qui s’éveille aux bruits du monde pour raconter notre époque où l’on porte le monde à bout de bras. (Celia Sadai – /0 gazette 2)
Un solo kaléidoscopique irrigué par une recherche aux ramifications infinies autour de la qualité de mollesse. (Marie Plantin – Revue Théâtre(s))

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