Actualités du Relais

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PLANCHE DE SALUT

 

théâtre burlesque

 

le vendredi 1er juin

 

par la Compagnie La Volada (Rouen) et Le Rideau à Sonnette (Paris)

 

de et avec Clémence Caillouel et Hélène Seretti

mise en scène de Philippe Smith

lumière et son de Dexter Cramaix

costumes de Sara Bartesaghi

thanatopracteur Arnaud Spitzer

 

●● Deux créatures se partagent un même espace, un tabouret, une lampe qui se balance, des lambeaux de matière noire, légers et qui peuvent voler.
●● On imagine la mer, les algues, des cendres, des êtres disparus…
●● Elles partagent un même costume : l’une porte la crinoline, l’autre le tissu et la dentelle.
●● On découvre que ces deux femmes sont mortes, dans l’antichambre de l’éternité.
●● Joyeusement, follement, frénétiquement, elles libèrent pulsions et impulsions, elles tentent de repousser le néant.
●● Leur force révèle des résidus de vie, matière anonyme, déracinée, faisant irruption à la surface.
●● Un instant leurs impulsions suspendent l’avancée du vide. Elles résistent !
●● Un moment absolument magique, irrésistiblement drôle, au-delà de nos limites !

 

Intentions

Au début le sujet c’était la mort. Joyeusement, Follement !…

 

Nous avons commencé par « tourner autour du pot » comme on dit.
Nos sociétés ont tendance à enterrer ces questions mais dans ces conditions, comment accueillir nos angoisses de mort ? Que faire de notre crainte du « corps mort » ?

Que reste-il de la vie, quand on n’est plus ? le sujet finalement, c’est… le néant, celui qui entoure la mort, qui la précède, et qui la suit…

 

Le travail est devenu celui d’une écriture scénique nourrie d’improvisations, donnant matière à pulsions et impulsions, physiques et psychiques. Ce matériau est ensuite ramassé, et cette nouvelle matière est remise en jeu…Un processus qui s’invente et prend forme à mesure qu’il génère sa propre substance.

 

Joyeusement, Follement, Frénétiquement !…

 « Un jour.
Un jour, bientôt peut-être.
Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.
Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien, je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D’un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînement « de fil en aiguille ».
Vidé de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier. »

Henri Michaux

 

En septembre 2016, Clémence Caillouel fait la connaissance d’Arnaud Spitzer, un thanatopracteur avec qui elle entame une série d’interviews. De ce témoignage rare et bouleversant émerge l’idée d’aborder la mort comme hypothèse de travail.
L’équipe se constitue à partir de cette envie : Clémence propose à Hélène Seretti de former un duo après l’avoir vu faire une improvisation où elle jouait à faire venir le public à son propre enterrement… La caméra de Sonia Cruchon les rejoint, devient le témoin privilégié de leurs premières tentatives.
 
Puis le travail à la table débute avec comme piste de départ un délire burlesque autour de Marie-Antoinette, avant sa décapitation. Après de nombreuses étapes, avec beaucoup d’enthousiasme et de ténacité, le projet de deux femmes mortes dans l’antichambre de l’éternité pend forme. Une drôlerie irrésistible s’en dégage, en même temps qu’une force, un éclatement, un affleurement au-delà de la surface.

 

Au plaisir de partager ce moment de découverte avec vous !

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Actualités du Groupe Expir

NUIT BLANCHE

Chorégraphie Art et Handicap

 

par la Petite Troupe
Groupe Expir/Le Relais (Le Catelier) en partenariat avec l’APEI de Dieppe

 

lien vidéo

 

sous la direction de Vincent Lacoste
avec Véronique Dedieu, Wilfried Delmanche, Maud Julien, Claire Laballette, Doriane Lopez, Caroline Marcelli et Giles Lechartier, Aurélie Varrin (danseurs)

 

LE JEUDI 5 OCTOBRE à 14h et à 17h30

Château-Lycée de Mesnières en Bray
Salle des cartes

76270 Mesnières-en-Bray 

Réservations: 09 63 50 43 55 (jauge limitée)

 
●● C’est la nuit, sous la lune.
●● Dans sa chambre, une femme rêve.
●● A quoi rêve-t-elle ? à un ailleurs sans limite ?
●● Peu à peu entrent les habitants du soir: l’animal sauvage et indompté, les compagnons de nos espoirs, les étoiles accomplissant leur ronde éternelle dans le ciel.
●● Et sous-terraine et profonde, gronde la peur de l’ennemi qui rôde.
●● Un spectacle sans fard, qui ouvre l’imaginaire de nos nuits sans sommeil, de nos nuits blanches et brillantes comme un lac d’argent.
 

Ce spectacle est la deuxième création menée avec la Petite Troupe. Cette formation s’est constituée après plusieurs années de collaboration entre Le Relais et le secteur adultes de l’APEI de Dieppe. « Histoires de rien », spectacle créé en 2013, puis présenté dans de nombreux théâtres et festivals, a été la première aventure de cette formation. Vous êtes cette fois conviés à l’avènement de cette nouvelle tentative qui ose placer nos vulnérabilités au cœur du plateau.

 

« Nuit Blanche » est une rêverie sans fard sur le monde de la nuit. Le collectif s’y constitue dans l’obscurité d’une chambre, et y évoquer autant l’inquiétude et le monstrueux que le besoin de présence et de beauté apaisante autour de soi.

 

À l’heure où la nuit tombe, commence le grand mouvement des questions qui interrogent les mystérieuses relations entre mondes intérieur et extérieur, entre le microcosme intime et l’immensité d’un macrocosme réel ou imaginaire.

 

Sont ainsi convoquées diverses figures qui peuvent être issues de nos rêves ou de nos cauchemars, qui seront régulièrement mises à distance par des moments de rituels formels ayant la force de rassurer chacun sur la capacité du collectif à exorciser le sentiment de solitude face aux choses qui nous échappent.

 

Le cercle est la forme qui prédomine : cercle qui contient, qui rassemble, et en même temps enferme. En opposition, la liberté des corps en mouvement évoque une réalité qui ne peut être si facilement contenue ni dans une forme ni dans un cercle : une réalité où s’infiltre l’étrangeté comme indissociable de notre condition d’humain.

 

La nuit se lève
Le noir menace de nous engouffrer
Mais la lune là-haut
Brille et je crois entendre un appel
C’est juste un souffle à travers les arbres
Je l’entends à peine
Mais dans mon cœur il sonne
Vibrant comme s’il criait
Asaf Avidan – The Labyrinth Song

 

LES CORPS MOUS

projet chorégraphique en trois performances
 
conception : Vincent Lacoste
son : Christophe Séchet
avec : Mathias Dou et Lydia Boukhirane
plasticienne : Marguerite Danguy des Déserts
technique vidéosurveillance: Jacques Bouault
 
Prochaines dates :
Les Corps Mous#1 + #2
les 9 et 10 décembre 2016 à 20h30
Le Colombier
20 rue Marie-Anne Colombier – 93170 Bagnolet

 

festival-zoa-2016_page_1« Les Corps Mous » est un projet chorégraphique autour de la matière. Il est pensé comme un processus de recherche et de création au cours duquel divers danseurs, plasticiens, compositeurs, se réuniront pour créer des objets protéiformes. Cette recherche a abouti en octobre 2014 à une première performance dansée en solo par Mathias Dou : « Les Corps Mous#1 ». Elle se prolonge par la création d’une deuxième performance qui verra sa forme aboutie en octobre 2016. Un troisème volet, plus bref, est prévu pour la saison 2016-17.

 

Le principe est de proposer aux danseurs d’évoluer dans un espace sonore et plastique dont chaque objet/matière renvoie à cette notion de « corps mous », et d’explorer avec eux/elles ce que cette mise en condition génère dans leurs mouvements, et dans les images qu’ils produisent.

 
lien vidéo extraits Corps Mous#1
 

J’ai souhaité réfléchir à une notion qui s’oppose à la dureté de notre temps, qui ouvre à des changements possibles d’états et de façon d’être, de se comporter. Je me suis interrogé sur les matières qui nous entourent, et j’ai trouvé dans la mollesse cette générosité et cet alanguissement qui touchent l’être dans sa vérité, physique, psychique, politique.

Vincent Lacoste

 
 
 
Presse Corps Mous#2 :

Les Corps Mous #2 de Vincent Lacoste nous saisit par son coup de théâtre. […]
L’ambiance qui était au départ douce et somnolente devient anxiogène et hypnotique Ici les corps tombent, l’homme a presque une tête de bonhomme Michelin, l’affaire devient drôle. Lacoste joue à la poupée avec ces deux magnifiques danseurs, il leur fait tout faire, les déshabillent, les rendant hagards.
C’est brillant.
(Amélie Blaustein Niddam – TouteLaCulture.Com)

 
Presse Corps Mous#1 :

Un solo virtuose. (Cédric Chaory – Umoove)
Mathias Dou marque le paysage chorégraphique d’un nouveau projet autour de la matière, par un solo bref mais à l’impact important. (Thomas Hahn – Danser Canal Historique)
Un corps mou qui s’éveille aux bruits du monde pour raconter notre époque où l’on porte le monde à bout de bras. (Celia Sadai – /0 gazette 2)
Un solo kaléidoscopique irrigué par une recherche aux ramifications infinies autour de la qualité de mollesse. (Marie Plantin – Revue Théâtre(s))

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