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l’inconnue de la seine - 8-10 fevrier au STC Charenton

12jan11

de Jules Supervielle

Spectacle Jeune Public

Théâtre et Danse

 

par le Relais/Groupe Expir (Le Catelier)

 

mise en scène : Vincent Lacoste

décor : Marguerite Danguy des Déserts,

lumières : Véronique Hemberger,

avec Alexandre Monacelli, Aurélie Varrin,

Marguerite Danguy des Déserts

et Vincent Lacoste

 

Studio Theatre de Charenton

86 rue de Paris

94220 Charenton-le-Pont (métro Charenton-Ecoles)

reservations: 01 43 96 21 05 - www.studiotheatrecharenton.org

 

Scolaires :
jeudi 9 février à 10h et 14h30, vendredi 10 février à 10h

Tout public:
mercredi 8 février à 11h et vendredi 10 février à 20h30

Tarif: 8€

Un voyage merveilleux dans les fonds sous-marins, où une jeune noyée au sourire éclatant rencontre l’univers fantastique des Ruisselants.
Un conte poétique qui décrit avec grâce la deuxième vie d’une jeune fille noyée vers 1900… Doucement l’Inconnue dérive le long du fleuve. A l’approche des eaux plus profondes, elle rencontre le Grand Mouillé qui l’introduit au monde fantastique des Ruisselants. Ils s’aiment secrètement. Mais elle ne se fera pas aux habitudes ci-dessous, et voudra retourner dans le monde des vivants, de la ville et des oiseaux. Une adaptation scénique de ce conte qui mêle théâtre et danse, pour le plaisir des petits et des grands.               

Jules Supervielle :
Écrivain français (Montevideo 1884 - Paris 1960). Influencé de près par Laforgue et Larbaud, il marque son originalité dans Débarcadères (1924), pour s’affirmer avec les textes travaillés de Gravitations (1925), qui dévoilent une sensibilité cosmologique et un besoin de communication illimité. Ces poèmes en vers réguliers et en vers libres, qui mêlent l’univers quotidien et les espaces fabuleux, composent une même méditation sur la mort, la grande loi de cette vie humaine. Chantre de la transparence, de l’équilibre et du miracle de l’écriture, Supervielle continue à humaniser le fantastique, en émerveillant le quotidien. Chez lui, le mystère est vécu comme une expérience sans cesse renouvelée et le vertige métaphysique se veut doucement apprivoisé, accordé à la respiration du monde, jusqu’au seuil de l’âge qui apporte avec lui la fragilité. Avec moins d’audience, son théâtre et ses nouvelles révèlent une fantaisie ironique et fondent une ” métaphysique intimiste ” sur un enchaînement continu de métamorphoses.

“L’Inconnue de la Seine” fait partie d’un recueil de contes intitulé l’Enfant de la haute Mer, du nom de cet autre conte qui relate l’histoire d’une enfant née de la pensée douloureuse d’un marin. Accoudé au bastingage d’un bateau, il avait rêvé longtemps à sa petite fille disparue. L’enfant de la haute Mer est née de cette pensée ; elle vit dans l’océan loin des regards des hommes, et fragile comme un songe, elle disparaît dès qu’un bateau approche.
Car Supervielle croit aux vies qui durent, même après la mort, et qui semblable aux elfes ou aux papillons, n’en finissent pas d’occuper les espaces que les hommes traversent sans les habiter.
“L’Inconnue de la Seine” a une destinée toute particulière, magique presque.